D'obscures et populaires pensées prédisent que les hommes seront un jour à la solde des machines.
Mais même dans ce décor futuriste, aseptisé et déshumanisé, l'homme reste au centre de la création : les sons proviennent de bouches d'hommes, contrôlées par leurs copains, du genre humain également. La machine ne reste alors qu'une interface. Joli paradoxe !
Ce film réalisé par NangLee est tout simplement éblouissant et se passe de commentaire. J'arrête donc.
Entre R'n'B à l'eau de rose et Miss Amanda, Vaness La Bomba expose son talent et ses formes.
On peut entendre à la fin ''L'été 2009, c'est sur mademoiselle.com'' (qui pointe sur Glamour): NON MAIS, C'EST VRAIMENT POUR GLAMOUR CET OVNI?
EDIT : C'est en fait pour mademoiZelle.com (merci @sebclaudet). Je suis tout de même étonné de la piètre qualité du clip. Bien qu'à mon avis l'idée de départ était de faire un faux UGC en misant sur un aspect très amateur, c'est au final décevant et presque injurieux pour les e-créatifs dont les créations sont souvent bien plus qualies !
Alors, que retient-on de ce film ? 2 choses : 1. Mademoizelle.com a de l'humour 2. Mademoizelle.com n'investit pas de tune pour sa com digitale ... 2bis. ... et plante son opé (@vanesslabomba a uniquement 150 followers et les retours sont plutôt négatifs).
Que retient-on de cette opération ? Une (bonne) campagne virale ne veut pas dire investissements low-costs !
Si mes souvenirs sont bons, il s'agit du troisième volet de Simon's Cat.
Mais cet épisode a la particularité de reprendre un fait de (non)actualité :
Je ne suis pas chroniqueur politique, mais j'ai l'impression que de plus en plus d'américains se demandent ce que fait réellement leur président. Ah si. Il a remporté les Titanium et Integrated Lions à Cannes. Mais c'est de la communication ça ?
Pour son lancement en 1981, MTV diffusa comme une prophétie le fameux clip des Buggles Video killed the radio stars.
Les clips annoncèrent une nouvelle ère au mainstream durant les 80's, devenant à la fois VRP des maisons de disque et des œuvres pop (culture) à part entière.
Puis le mouvement s'amplifia :Les budgets s'envolèrent, clipeur devint une discipline reconnue avec ses mentors (Jarmusch, Gondry, Fincher ...), leurs travaux sont annoncés tels des blockbusters à grand renfort de trailers et d'exclus, et primés lors de leur Cannes à eux, les MTV Video Music Awards.
Ensuite Internet et la puissance de la personne imposèrent de nouvelles règles.
D'un côté, les artistes snobent la puissance globale d'MTV (faut-il parler de MCM ?) et travaillent directement leurs communautés de fans pour diffuser leurs clips en avant-première (démarche similaire aux grandes marques … du CRM quoi).
De l'autre, la culture de l'UGC prend peu à peu le pas sur les clipeurs stars, remplaçant les grues et les décors hollywoodiens par des webcams et ... plus de créativité !
Alors, comme chanté par Broad Band et repris par mes vendus préférés dans leur clip, INTERNET KILLED THE VIDEO STAR ...
… et ouvrit une nouvelle ère créative aux clips et … à la pop culture.
Quelques exemples : Le cultissime Harder, Better, Faster, Stronger qui fit le tour du monde, repris (entre autre) par deux jeunes filles et Net.
Le dernier clip de Sour, groupe post-rock japonnais, réalisé à l'oeil par Masa Kawamura, DA chez BBH New York, tout en skype like et Community friendly.
Ce film m'en rappelle deux: Un récent projet d'étudiant mentionné ici quelques semaines auparavant et un court réalisé pour Schweppes, il me semble primé à Cannes.
J'adore le concept créatif de Post-it, transformant ces petits bouts de papiers autocollants en faiseurs d'histoires. Tout de même plus glam que leur véritable mission de pense-bête, qui est limite anxiogène (finir la reco pour XXXX, aller chercher tata gare de Lyon, lever la cuvette des chiotte ...)
Il est vrai que celle-ci est particulièrement cucu, et ça marche.
Le cadavre de M. J. est encore chaud que Mr. Vega a déjà terminé une production en son honneur.
Mr Vega - The King Of Pop Is Dead
Bon, la qualité artistique du morceau est toute subjective, mais son existence démontre la rapidité excessive des échanges ... Ou alors Mr. Vega fonctionne comme les journalistes et prépare ses coups nécrologique à l'avance.
A New York, Union Square est connue pour ses free speeches. Toute la journée, des associations, politiciens, activistes ou simples citoyens exposent leurs points de vue aux badauds de passage. Deux jours après l'élection d'Obama, un beatboxer se rendit à cet espace de liberté pour offrir des free beats aux passants.
Le rendu est assez génial, et on retrouve toute la magie de cette ville : un multi-communautarisme flagrant et normalisé ... ici autour d'un micro. Verra-t-on voir ça un jour en France ?
Je trouve le ton un peu trop plan-plan (depuis quand on envoie des lettres à ses potes pour une teuf ?) ... mais ça devait être une contrepartie pour que La Poste achète ces films. Cela dit, la démarche rajeunit la marque et un peu d'humour ne lui fait pas de mal.
Mais bon, je trouve le film de La Poste UK mieux senti, plus fluide et plus grand public (ceux de La Poste sont tout de même très geeks) :